Farid Ouzzane Affaire
Farid Ouzzane Affaire – Lala Id Yassine, 32 ans, a été reconnue coupable d’homicide volontaire et condamnée à 12 ans de prison. En juin 2011, elle est accusée du meurtre de Farid Ouzzane, un proxénète tué dans un salon de massage parisien.
Elodie Le Toullec, 29 ans, a été condamnée à six ans de prison pour son rôle dans un complot de meurtre auquel elle a sciemment participé. Un jury a décidé que ses facultés mentales étaient altérées au moment des faits.
Pierrick Le Toullec, le père d’Elodie âgé de 54 ans, a été reconnu coupable de recel de corps humain et condamné à un an de prison avec sursis. Il jette la valise contenant le corps du proxène dans la rade de Lorient.
En d’autres termes, les juges de la cour d’appel se sont conformés aux exigences énoncées par le procureur général. Stéphane Cantero a requis 12 à 15 ans d’isolement pour avoir affronté Lala Id Yassine jeudi matin, et 6 ans de prison pour avoir affronté Élodie Le Toullec.
Le 13 juillet 2011, deux plaisanciers ont découvert une valise pleine de licous et un corps à l’intérieur. Un an et demi complet sera nécessaire pour identifier positivement la victime.
Ils remontent à l’appartement de Farid Ouzzane (mandataire de 55 ans) à Paris. Cela les conduit à Lala Id Yassine, qui dirigeait un “salon de massage” parisien qui était en fait un bordel où travaillait Élodie Le Toullec.
Après une dispute le 21 juin 2011, Lala a fracassé la tête de sa proxénète avec un lustre avant de l’étouffer avec un câble avec l’aide d’Élodie. Une fois le corps caché dans une valise, les deux femmes prennent un taxi pour Lorient, où habite le père d’Élodie. Il ou elle jettera la valise à la mer.
Élodie Le procès a commencé il y a une semaine, et alors que Le Toullec a reconnu les faits, Lala Id Yassine a maintenu son déni de toute implication. Jean-Marc Bloch, l’actuel commissaire du SRPJ à Versailles, a précédemment dirigé la BRI, la BRB, la préfecture de police de l’Etat, et la police judiciaire. Il co-anime actuellement l’émission “Non élucidé” de France 2 avec Arnaud Poivre d’Arvor.
Six crimes maritimes sont à nouveau discutés cette semaine. En juillet 2011, un corps mystérieux est découvert dans une valise dans la rade de Lorient. Le 13 juillet 2011, deux nageurs s’offrent une sortie en mer. Cependant, ils ne peuvent pas se permettre de prendre du recul.
Alors qu’ils poursuivaient leur périple dans la rade de Lorient (Morbihan), ils tombèrent sur une valise endommagée sur le rivage. Ils se rapprochent et voient un pied humain trop gros pour être un bagage. Avec cela, nous concluons le prologue de cet indice nautique.
Les enquêteurs ramènent la valise au quai et l’y ouvrent pour en inspecter le contenu. Même après avoir été dépouillée de flotteurs et de fil de pêche, elle a réussi à récupérer son ancienne surface.
Le visage du cadavre, apparemment mort asphyxié, est recouvert d’une couche de ruban adhésif. Le médecin légiste a estimé que l’homme avait environ 50 ans et a dit qu’il pourrait ne pas tenir un mois de plus. Aucun papier d’identité n’a été retrouvé sur la victime, mais une clé de marque Vachette l’était.
Début d’une enquête minutieuse de deux ans. Il n’y avait pas de courant sous-jacent sérieux. Le propriétaire de la mystérieuse valise n’a pas été revendiqué et il n’y a eu aucun signal de disparition qui pourrait conduire à son identification. Mais cette fois, la pièce manquante du mystère aura fière allure en portant son nom.
Le fil qui ramène les enquêteurs à l’origine est la clé retrouvée dans la poche de la victime. Seulement 399 exemplaires de cette clé ont été vendus en France. Et heureusement, un serrurier se souvient d’avoir réparé une porte avec cette marque et ce modèle inhabituels.
Ainsi, l’enquête s’éloigne des côtes britanniques et se dirige vers les quartiers chics de Paris. Cette clé déverrouille un appartement cossu de la rue Boissy-d’Anglas dans le 8e arrondissement de Paris, non loin de la place de la Concorde.
Le propriétaire Farid Ouzzane n’a plus donné signe de vie depuis longtemps. Une comparaison ADN avec une brosse à dents prise dans la salle de bain de l’appartement prouve au-delà de tout doute raisonnable que l’étranger de la valise manquante est responsable.
Farid Ouzzane, aujourd’hui âgé de 57 ans, a eu une vie mouvementée qui rivalise avec les troubles entourant son assassinat. Il partage son temps entre des maisons à Agadir (Maroc) et à Paris et utilise de nombreux pseudonymes. La capitale abrite le salon de massage qu’il gère.
Cependant, la vitrine du salon cache un réseau secret de prostitution. Par ailleurs, Ouzzane est bien connu comme membre indic de la brigade parisienne dédiée à la lutte contre le proxénétisme. Cela signifie que “Le mac” pourrait avoir de nombreux ennemis.
Les enquêteurs vont se concentrer sur la nouvelle gérante du salon de massage, une femme nommée Lala qui se fait appeler Sabrina et qui était elle-même une prostituée. Sa seule employée, Aurélie, travaille également au salon. C’est une jeune femme de Lorient. Autre coïncidence suspecte, les deux femmes sont arrivées à Agadir fin juin 2011, peu de temps avant la découverte du corps.
Lorsque les projecteurs sont allumés pour déterminer l’identité du mystérieux cadavre, ils sont mis en alerte. Et il y a beaucoup de leçons à tirer d’une conversation informelle : Aurélie reçoit un appel d’un ami à qui elle s’est confiée au sujet de l’assassinat il y a un an. Quelque chose qu’il avait toujours supposé être une blague.
A cette époque, la prostituée avait 26 ans, et son père lorientais et son patron de 29 ans ont tous été arrêtés pour des charges similaires. Alors qu’Aurelio se confie à la police en cette nuit “surréaliste” du 21 juin 2011, Lala ne dit rien.